L’augmentation mammaire est l’intervention chirurgicale de référence consistant à augmenter le volume des seins ou d’en modifier la forme de façon à harmoniser le buste par rapport à la silhouette de la patiente. Cette intervention concerne les seins trop petits suite à un amaigrissement, une grossesse ou à une modification hormonale.

Touchant à la féminité, des seins trop petits peuvent susciter des complexes, d’autant plus qu’on est passé en dix ans d’une 75C au 80D. De plus, les réseaux sociaux, les stars de cinéma ou de téléréalité peuvent également influencer les femmes quant à la taille désirée de leur poitrine.

En quoi consiste l’augmentation mammaire ?

L’hypoplasie des seins se définit par un volume insuffisant des seins pour être en harmonie avec la silhouette de la patiente. Elle peut résulter d’un mauvais développement de la glande mammaire, une grossesse, un amaigrissement… Cette hypoplasie est parfois suivie d’une ptose mammaire (seins tombants dus à une glande mammaire affaissée) qui pourra être corrigée dans le même temps.

L’opération d’augmentation mammaire s’inscrit dans le cadre des actes de chirurgie esthétique mais aussi de chirurgie réparatrice (elle peut faire suite à un accident, à une maladie ou à une hypoplasie congénitale). L’intervention consiste en la mise en place de prothèses mammaires, qui vont permettre de modifier la forme des seins, le galbe ou le volume. Une enveloppe de silicone de forme ronde ou en forme de poire est insérée dans la poitrine de la patiente. Il y a plusieurs sortes de prothèses, capables d’être adaptées à tous les types de morphologies. Cette chirurgie est possible après 18 ans.

La consultation pour une augmentation mammaire

L’examen et les recommandations du chirurgien

Avant l’opération, le patient rencontre un chirurgien qui va effectuer un examen afin de vérifier différents critères : taille, poids, grossesses, allaitements, morphologie thoracique et mammaire, qualité de la peau, importance de la graisse et de la glande présente, musculature… Un bilan sanguin sera demandé ainsi qu’un bilan radiologique selon l’âge et les antécédents de la patiente. Cet entretien est primordial, il permettra au médecin et au patient de choisir l’implant idéal, pour un effet naturel.

Il devra s’assurer de l’absence de contre-indications à cette intervention (antécédents de phlébite, d’embolie pulmonaire…).

Certaines recommandations seront à observer avant toute opération :

  • Il est recommandé d’arrêter de fumer au minimum un mois avant et après la chirurgie pour ne pas handicaper la cicatrisation ;
  • La prise d’aspirine est interdite au cours des 10 jours précédant l’opération ;
  • L’arrêt d’une contraception orale peut être demandé en cas d’autres facteurs de risque de phlébite (obésité, mauvais état veineux, troubles de la coagulation) ;
  • La peau sera désinfectée grâce à une solution ou un savon antiseptique appliqué la veille et le matin de l’opération ;
  • Il est recommandé de ne rien manger ni boire 6 heures avant l’opération.

Une mammographie et une échographie des seins peuvent également être demandées dans certains cas.

Cette opération chirurgicale n’est possible qu’une fois la croissance achevée (vers 17 ans). Dans les faits, il peut être recommandé d’attendre 6 mois avant une grossesse. Le chirurgien devra vous remettre un devis détaillé de l’intervention. S’il ne s’agit pas d’une intervention à visée réparatrice, un délai de 15 jours entre la première consultation et l’opération devra être respecté (il s’agit du délai de réflexion obligatoire pour tous les actes à visée esthétique). Avant l’opération, une visite chez l’anesthésiste au plus tard 48 heures avant l’opération est obligatoire.

Le choix de l’implant mammaire

Le galbe et le volume de l’implant mammaire sont adaptés en fonction des souhaits de la patiente. Selon sa morphologie thoracique, le chirurgien esthétique choisira la voie de mise en place des prothèses, la loge d’implantation et le choix de prothèses les mieux adaptés.

La durée de vie d’un implant est variable, il varie entre 10 et 15 ans. Un contrôle régulier doit être effectué.

Il existe deux types de prothèses :

Les prothèses mammaires anatomiques

Elles ont la faculté de reproduire une forme naturelle du sein (forme en goutte ou poire) mais peuvent subir un risque de rotation. Ce risque est exceptionnel si la technique chirurgicale est correcte. Leur aspect naturel est particulièrement adapté aux patientes minces avec des tissus non épais ou n’ayant que peu de glande mammaire, ainsi que pour les cas de reconstruction mammaire.

Les prothèses rondes

Elles permettent un décolleté plus pigeonnant et un aspect davantage bombé dans la partie haute des seins. En cas de rotation, il n’y a pas d’altération de la forme du sein, les prothèses rondes étant hémisphériques.

Les prothèses mammaires anatomiques et les prothèses rondes sont composées de différents produits :

  • Les implants mammaires les plus utilisés sont constitués d’une enveloppe de silicone contenant un gel de silicone plus ou moins cohésif, ce qui procure un toucher très naturel et agréable. En plus de l’effet naturel ressenti à la palpation, les prothèses en gel de silicone offrent le résultat le plus esthétique et le plus harmonieux. Les études scientifiques ont prouvé l’innocuité de ces prothèses : elles ne provoquent aucune affection maligne, ni de maladieauto-immune.
  • Les prothèses mammaires pré-remplies de sérum physiologique (eau saline) ne nuisent pas à l’organisme mais ce choix de prothèse peut impliquer parfois de légères vagues inesthétiques sur les seins si l’épaisseur cutanée est trop faible.
  • Les prothèses mammaires en hydrogel sont composées en grande partie d’eau gélifiée qui est résorbable par l’organisme en cas de rupture de l’enveloppe.